Frédéric Garcia

Frédéric Garcia

Publié le 15 février 2021 • 5 min. de lecture

Accord du participe passé, verbe transitif… la grammaire française n’est pas toujours évidente ! Malheureusement dans le contexte professionnel cela peut être réellement préjudiciable (une propale truffée de fautes aura plus de chances d’être rejetée qu’une proposition commerciale sans faute).

A l’heure du langage SMS et des nombreux échanges de courriels, savoir parfaitement s’exprimer à l’écrit est un réel atout qui saura vous différencier.

Plus d’excuses ! Nos correcteurs nous livrent les erreurs grammaticales qu’ils rencontrent le plus fréquemment :

1. Homophones « a » et « à »

L’un, sans accent, est le verbe « avoir » conjugué à la troisième personne du singulier du présent de l’indicatif. L’autre, avec accent, est une préposition indiquant le lieu, le but, le temps et la manière.

Pour les différencier, il suffit simplement de vérifier si le terme peut être conjugué ou non à l’imparfait (« avait »). Si c’est le cas, alors on ne met pas d’accent. Dans le cas contraire, on mettra l’accent.

Exemple : « Il a mal à la tête à force de réfléchir ».

2. Participe présent ou adjectif verbal

Comment distinguer les deux formes verbales se terminant par « -ant » ?

Les participes présents, qui expriment une action, sont toujours invariables tandis que les adjectifs verbaux, qui expriment une qualité, s’accordent et sont donc variables.

Les participes présents en « -ant » sont une forme verbale et peuvent donc être suivis d’un complément. Les adjectifs verbaux, comme tout adjectif, s’accordent donc en genre et en nombre avec le nom auquel ils se rapportent.

Exemple : « En fatiguant tout le monde, ils deviennent fatigants. »

3. Deuxième / Second

La différence entre ces deux notions semble ténue.

Selon l’Académie française, il convient d’écrire « second » s’il n’y a que deux éléments et « deuxième » lorsqu’une série va au-delà de deux.

Notons l’optimisme de l’expression « Seconde Guerre mondiale » et l’étrange dénomination au lycée de la « classe de seconde » se situant entre la classe de troisième et celle de première.

4. Pallier

Le verbe « pallier » qui prend deux « l » ne doit tout d’abord pas être confondu avec le nom masculin « palier » qui n’a qu’un seul « l ».

Ce verbe est par ailleurs transitif direct et il est donc inutile de le faire suivre de la préposition « à ».

Exemple : « Il faut pallier la pénurie de main-d’œuvre dans les secteurs qui recrutent. »

5. Se rappeler quelque chose / Se souvenir de quelque chose

Ces deux verbes font appel à notre mémoire mais se construisent différemment.

Alors que « se rappeler » demande un complément direct, « se souvenir » est suivi d’un complément introduit par la préposition « de ».

Exemple : « Je me rappelle très bien le jour de notre rencontre et je me souviens de ce que tu m’as dit ce jour-là. »

6. Après que

Même si à l’oreille cela peut nous surprendre, la conjonction « après que » est toujours suivie d’un verbe à l’indicatif.

En effet, contrairement à « avant que » qui induit une éventualité, « après que » implique une action déjà accomplie. L’utilisation du subjonctif après « après que » est donc grammaticalement fausse mais peut également créer un contre-sens.

Exemple : « Il part toujours se reposer après qu’il a mangé. »

7. Quoique / Quoi que

« Quoique » en un seul mot est une conjonction de subordination qui marque l’opposition ou la concession et qui signifie « bien que » ou « encore que ».

« Quoi que » en deux mots est un pronom relatif composé (pronom « quoi » suivi de la conjonction de subordination « que ») qui signifie « quelle que soit la chose que » ou « peu importe ce que ».

Exemples : « Quoiqu’on fasse tout pour lui, il n’est jamais content. » ou « Quoi qu’il dise, il n’aura jamais raison. »

8. Se succéder

Dans ce groupe verbal, « se » est un complément d’objet indirect. Par conséquent, au participe passé, « succéder » est invariable.

L’erreur récurrente est en effet de mettre un -s final à la troisième personne du pluriel du passé composé, notamment en raison de la présence de l’auxiliaire « être ».

Exemple : « Les différents intervenants se sont succédé à la tribune. »

9. Savoir gré

Dans cette locution, « gré » (sans -s final par ailleurs !) signifie « gratitude » ou « reconnaissance ». Ce terme n’est donc pas un adjectif qu’on aurait tendance à faire précéder du verbe « être ».

On emploie souvent cette expression à l’écrit afin de demander à son interlocuteur de réaliser une action, d’où cette formule de politesse appuyée. L’expression est le plus souvent employée au conditionnel présent, d’où la confusion sonore avec le verbe « être ».

Exemple : « Je vous saurais gré de bien vouloir accepter ses excuses. »

10. Accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir

Énoncé comme cela, la règle peut paraître simple mais les erreurs, malheureusement, se multiplient !

En effet, on accorde uniquement le participe passé avec l’auxiliaire « avoir » lorsque le complément d’objet direct est placé avant le verbe.

Exemple : « Je ne vois plus la part de gâteau, l’aurais-tu mangée ? »

 

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Frédéric Garcia

18 février 2021